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Les oeuvres « hors-murs »

Pour l’oeuvre de la Soupe

Le Canada, 19 janvier 1932, p.1. 

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Pour l’oeuvre de la Soupe

Qui, à Montréal, ne connait l’Oeuvre de la Soupe de l’Asile de la Providence, rue Saint-Hubert, près de la rue Sainte-Catherine ? Des premiers jours de l’hiver jusqu’au printemps, tous les matins entre 8h et 11h, on peut voir des centaines de sans-travail défiler devant un guichet par où la main des religieuses leur sert une alimentation saine et substantielle. L’Oeuvre a donné en 1931 deux cent quatre-vingt mille (280,000) repas […] Ce chiffre sera probablement dépassé de beaucoup en 1932. En comptant à 5 ou 6 sous seulement le prix moyen du repas, la dépense ne saurait être inférieure à vingt mille dollars pour l’année en cours, non compris les services, le combustible et autres frais accessoires intégralement supportés par les Sœurs de la Providence.

Ce que l’Asile de la Providence fait pour les chômeurs, d’autres établissements congréganistes le font aussi, quoique sur une moindre échelle : il suffira de mentionner à cet égard la Soupe de Sœur Bonneau, dans le quartier Bonsecours. Mais ce qu’il y a de nouveau dans ce mouvement d’assistance, c’est la participation active de corps enseignants qui s’étaient jusqu’ici bornés à le seconder par des souscriptions pécuniaires, presque toujours tenues cachées. Une religieuse de la Congrégation de Notre-Dame nous disait il y a quelque temps qu’à la maison-mère, rue Sherbrooke, on donnait tous les jours des centaines de repas.

Moins heureuses toutefois que certains comités civils tels que la Croix-Rouge et l’Emergency Relief – dont l’action désintéressée, s’exerçant en dehors des préoccupations confessionnelles, est d’ailleurs au-dessus de tout éloge – les congrégations religieuses, qui, du côté catholique, supportent presque seules la lourde obligation de nourrir les chômeurs célibataires et les sans-abri [sic], ne reçoivent presque rien des pouvoirs publics. Nous avons déjà signalé que sur les cent mille dollars souscrits en tiers par la Ville, par Ottawa et par Québec, pour cette catégorie de nécessiteux, la Ville avait attribué $92,500 aux comités protestants et neutres et $7,500 à la Société de Saint-Vincent de Paul, qui a humblement acquiescé à cette répartition. C’est de cette pitance de $7,500, partagée entre elles, que les institutions catholiques doivent se contenter. Il ne faut donc pas s’étonner que devant des besoins toujours croissants le Comité de Patronage de l’Oeuvre de la Soupe, composé de personnes charitables qui paient elles-mêmes de leur temps et de leur argent, sollicite le concours pécuniaires [sic] du public. Une souscription d’un dollar assurera 15 jours de soupe, une souscription de $2 un mois, de $5 trois mois, de $10 six mois, de $20 une année. Malgré la crise, combien de familles sont encore en état de pourvoir à ce prix à l’existence d’un malheureux durant au moins six mois. Quel bonheur de penser, le soir en se mettant au lit, qu’on aura eu qu’à se priver durant la journée d’une dépense inutile de quelques sous, pour permettre à un malheureux de manger plein son ventre. Ceux de nos lecteurs qui n’ont pas encore épuisé leur budget de bienfaisance – et quand on voit les foules qui se pressent aux joutes sportives et dans les théâtres, comment croire qu’ils ne sont pas encore nombreux ? – tiendront à honneur de répondre généreusement à cet appel.

Trouver refuge

Good Samaritans

The Quebec Chronicle, 23 novembre 1923, p.4.

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Good Samaritans

The Local Travellers’ Aid is the present moment appealing for financial assistance and we can think of few, if any, enterprises more worthy of support. Indeed it is doing a work that, strictly speaking, it would appear to be the duty of public authorities to perform though whether the present efficiency would be increased or even maintained thereby is quite another question.

Since 1887 the Travellers’ Aid has been successfully combatting the various dangers that beset the paths of young women, girls and children who travel alone and forty-one full-time workers are now carrying on this splendid protective mission from one coast of Canada to the other.

Here in Quebec, during the past year, no fewer than 5,939 persons were met; of whim 446 were brought to the Y.W.C.A., 353 to Le Foyer, 250 to hotels or boarding houses, and 67 to hospitals; in addition to which 84 visits were paid. Such a record of activity is literally amazing in view of the fact that it is the work of only two salaried workers, one of whom is employed for the full twelve months and the other merely for the season of navigation. It can only be understood when the additional fact is stated that their hours of duty are from 5.45 am until midnight in the summer and frome 11 am until midnight in the winter.

Traduction

Les Bons samaritains

Le Local Travellers’ Aid fait actuellement un appel de financement et nous pouvons penser à peu d’entreprises, voire aucune, plus dignes d’être soutenues. En effet, il accomplit un travail qu’il semblerait, à proprement parler, du devoir des pouvoirs publics d’accomplir, bien que la question de savoir si l’efficacité actuelle s’en trouverait augmentée ou même maintenue est une tout autre question.

Depuis 1887, le Local Travellers’ Aid combat avec succès les divers dangers qui assaillent le chemin des jeunes femmes, filles et enfants qui voyagent seules, quarante et un travailleurs à temps plein accomplissent maintenant cette magnifique mission de protection d’une côte du Canada à l’autre.

Ici au Québec, au cours de la dernière année, pas moins de 5 939 personnes ont été rencontrées; 446 furent amenés au Y.W.C.A., 353 au Foyer, 250 dans des hôtels ou pensions, et 67 dans des hôpitaux ; en plus de 84 visites ont été faites. Un tel bilan d’activité est littéralement étonnant compte tenu du fait qu’il s’agit du travail que de deux salariés, l’un qui est employé pendant douze mois complets et l’autre simplement pour la saison de la navigation. On ne peut plus étonnant le fait que leurs heures de service sont de 5h45 à minuit en été et de 11h à minuit en hiver.

(traduction libre)

Secours aux indigents par les institutions de charité et autres

De nombreuses institutions montréalaises offrent le gîte ou de la nourriture aux personnes sans-abris. Devant une forte demande, seul.e.s ceux et celles qui ont un comportement exemplaire peuvent bénéficier de ces secours temporaire.

Rapport annuel du Département de l’Assistance municpale de Montréal pour l’année 1914, 1915, Archives de la Ville de Montréal, Fonds Comité de santé – Bureau de santé, CA M001 VM045-3-D3-P004. 

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Extrait

« Secours aux indigents par les institutions de charité et autres

En date du 19 août 1914, l’Assistance Municipale était autorisée, par le Bureau des Commissaires, à demander aux institutions de charité subventionnées par la Cité de lui fournir un rapport quotidien établissant le nombre de repas donnés, de lits fournis, etc. Le Surintendant de la Police a été également requis de fournir un rapport établissant le nombre de personnes qui s’adressent aux différents postes de police pour y être hébergées et nourries.

De ces rapports nous relevons les chiffres suivants pour les quatre derniers mois de 1914 :

Sept Oct Nov Déc Total
Gîte pour la nuit 12 390 16 022 16 045 20 727 65 184
Refusés, faute de place 27 7 8 42
Refusés, pour cause* 417 506 492 602 2 017
Repas donnés 29 229 38 818 43 109 68 391 179 547
*Cause de refus : ivresse, tapage, ayant de l’argent dans ses poches, refus de prendre sa douche. »

Le Refuge Meurling

Les sans-asile et les asiles de nuit

Extrait

Le refuge de nuit doit être d’un côté une maille dans la chaîne des institutions municipales, non seulement comme un devoir public et un agent pour supporter l’individu qui faiblit dans la lutte pour la vie ou qui est forcé de devenir un indigent par des causes économiques, mais une institution où l’on peut recevoir un secours temporaire. D’un autre côté, il doit être une protection de la société contre la dégradation, la nuisance ou le crime des individus qui deviendraient par le fait même, non seulement une charge aux particuliers, mais à la société toute entière. En un mot, le refuge de nuit doit être maintenu et administré par la municipalité, comme une institution gouvernementale. Je crois qu’il y a deux facteurs essentiels au succès d’un refuge municipal ; le premier, est la coopération de tous les services publics, et le second, la coopération du public lui-même.

Albert Chevalier (Surintendant de l’Assistance Municipale), Les sans-asile et les asiles de nuit, Commission du chômage, août 1935.

La journée d’un chômeur célibataire

Le Samedi, « La journée d’un chômeur célibataire », Samedi 19 septembre 1936, pp.6-7, BAnQ-Numérique. 

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Extrait

Il s’agit de la misère des célibataires chômeurs de Montréal. Ils sont plusieurs centaines qui ne reçoivent aucun secours direct et qui sont, par le fait même, condamnés à vivre dans la rue et à subir les pires privations. Beaucoup sont des jeunes, revenus des camps de concentration, fermés depuis juillet, et les autres, des hommes, venus d’un peu partout. A vrai dire, il y a, pour ces déshérités du sort, le refuge municipal Meurling, mais qu’on se rende bien compte que c’est un refuge de nuit. Les « clients » doivent entrer à sept heures le soir ; ils se lavent, mangent une couple de sandwiches au « baloné » et se couchent. Le réveil a lieu à six heures et demie, et après le déjeuner, consistant dans la même chose que le souper, les « pensionnaires » sont congédiés, beau ou mauvais temps Donc, à partir de sept heures du matin, tous ces hommes sont sans abri.

La crise économique des années 1930

Les travaux publics à Montréal

« Cette vidéo est le premier extrait de la série « Montréal. La cité du progrès » réalisée par lAssociated Screen News pour la Commission industrielle du chômage durant la grande crise économique des années 1930. Elle a été probablement diffusée en 1932 dans les cinémas montréalais. On y présente le pavage ou lélargissement de rues telles que De Bullion, Melrose, Hôtel-de-ville, Côte Saint-Luc, Notre-Dame, Sherbrooke, Pie IX et du Parc. On y voit aussi le pavage dune ruelle de Montréal. À lorigine, le film était muet. Dans les années 1970, une bande sonore comprenant des chansons de La Bolduc (Mary Travers) et de la musique dépoque a été ajoutée. » (Source AVM)

Contestation au refuge de la rue Vitrée

Cossacks Threaten Jobless Delagates with Arrest

The Worker, vol. 11, no 529, 28 janvier 1933, p.4.

Transcription

Revendications déposées le 18 janvier 1933 à l’hôtel de ville de Montréal

  1. Nous demandons un dollar par jour pour tous les sans-emploi célibataires, hommes ou femmes; aussi, soins médicaux et hôpital gratuit pour tous les sans-emploi.
  2. Avant que ce qui est mentionné précédemment soit mis en application nous demandons trois repas complets par jour.
  3. Le droit au même lit tous les soirs, avec des draps et un oreiller propres.
  4. Une toilette à tous les étages, avec des serviettes gratuites et des installations de lavage moderne.
  5. Linge d’hiver gratuit; souliers et couvre-chaussures gratuits.
  6. Tabac gratuit pour les sans-emploi.
  7. Reconnaissance du comité de griefs de la rue Vitré.
  8. Le droit à la liberté de parole, de s’organiser, de s’assembler.
  9. Dortoir entretenu dans de bonnes conditions d’hygiène.
  10. Dortoirs ouverts jusqu’à 23h.
  11. Nous demandons l’abolition de l’intimidation et de la discrimination envers tous les travailleurs sans-emploi du refuge de la rue Vitré; aussi, la reconnaissance par les autorités de la ville d’un comité de griefs composé de six travailleurs élus.

(Traduction libre)

Cahut dans un refuge à Montréal

Le Soleil, 16 février 1933

Transcription

Trois cents manifestants envahissent le refuge de la rue Vitrée et lancent dans toute les directions, assiettes, tasses et soucoupes – La police intervient.

Le camp de travail de Valcartier

Une grève paralyse le camp de Valcartier et fait naître toutes sortes de rumeurs

Le Soleil, 3 juillet 1935, p.1 et 11.

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Transcription

Une grève paralyse le camp de Valcartier et fait naître toutes sortes de rumeurs

Au moment où les « marcheurs de l’Ouest » livrent un combat à la police, les hommes réunis au camp de concentration de Valcartier se mettent en grève et réclament un salaire plus élevé – Leurs demandes sont transmises à Ottawa – L’ordre règne dans le camp – L’arrivée d’un groupe de soldats cause sensation.

Valcartier, 3 – (De l’envoyé du « Soleil ») – Le camp des chômeurs paraissait désert hier. Aucune animation. Un silence, troublé par le moteur de quelques camions et de trois ou quatre automobiles, régnait sur toute l’étendue des terrains. C’était la grève, survenues précisément à l’heure où, dans l’ouest, les marcheurs de la faim cherchaient à se rendre à Ottawa. Les sans-travail, qui sont nourris, logés et vêtus aux frais du gouvernement, qui jouissent de quelques autres rations privilégiées comme pour le tabac, par exemple, et reçoivent vingt sous par jour, réclament maintenant une piastre de salaire par jour et une amélioration de leur sort.

Toutes sortes de rumeurs courraient hier en ville au sujet de cette grève. À Loretteville, les faits paraissaient plus précis, car un groupe de 70 briqueteurs qui s’était rendu à Valcartier hier matin est revenu sans avoir travaillé. On estime parmi eux que c’est là la cause première de la grève.

Les sans-travail auraient prétendu qu’ils pouvaient faire les travaux de métier comme les autres et que si les hommes de métier avaient droit à un salaire plus élevé, 0.60 ou 0.70 sous de l’heure, il leur appartiendrait de bénéficier de ces prix. Nous donnons ces détails sous toutes réserves. C’est à la suite de cette affaire que les chômeurs sont revenus devant les officiers du camp demander à être entendus par Ottawa. Ils furent écoutés aussitôt par les officiers.

Leur requête a été transmise à Ottawa, hier. En attendant la réponse officielle, les sans-travail ont décidé de ne pas travailler. L’ordre règne dans tout le camp où un bel émoi fût causé hier par l’arrivée de quelques camions du Royal 22e régiment qui doit s’installer sous peu pour l’été dans les environs, comme il le fait chaque année. Étant donné l’état des esprits et les répressions exercées dans l’ouest, il va sans dire que l’apparition des soldats causa une certaine perturbation au camp.

Quoiqu’il en soit, voici le document officiel par lequel les chômeurs-grévistes ont transmis leurs demandes à Ottawa.

« Les hommes qui vivent dans le camp de Valcartier ont décidé, le 2 juillet, de cesser de travailler, dans le but de soumettre au gouvernement fédéral pour considération les points suivants :

  • Qu’ils devront recevoir une piastre chacun par jour de travail et que 20 pour cent de cette somme devra leur être remis en bons de cantine, le reste devant être retenu à leur crédit jusqu’à leur sortie du camp. Cette somme les aidera à vivre pendant qu’ils chercheront à obtenir de l’ouvrage.
  • Que si les hommes de métier ayant des familles à leur charge ou des hommes sans famille employés dans les mêmes métiers sont membres du camp, ils doivent en sortir pour aller travailler ailleurs pour les salaires ordinaires.
  • Qu’une commission gouvernementale devrait être nommée pour se rendre à Valcartier afin d’entendre tous les griefs que les hommes du camp pourraient avoir.
  • Qu’une explication devrait être donnée à la déclaration du premier ministre telle que publiée dans un journal de Montréal à l’occasion de sa rencontre avec une délégation de chômeurs. En effet, prétendent-ils, il semble que cette déclaration soit en contradiction avec les avis donnés à Valcartier, à savoir que les chômeurs sont logés, habillés et nourris, en retour de travaux de construction qu’ils sont appelés à faire.
  • Que le personnel du camp de Valcartier est paisible et que tous les travaux essentiels sont poursuivis. C’est à la propre requête des chômeurs que les cantines ont été fermés parce qu’ils croyaient qu’elles pourraient être des centres de désordre.

« Sachant que les réclamations mentionnées plus haut ont été adressées aux autorités du gouvernement fédéral pour étude, le comité de la grève a rencontré les hommes des principaux camps et son opinion est que tous les travaux seront repris jeudi matin le 4 courant »

Le camp de Valcartier compte actuellement 1900 chômeurs et l’on en attend encore une centaine. La proportion des jeunes est fort considérable. Ce sont ceux-ci qui semblent en faveur du mouvement déclanché [sic] samedi dernier. Les autres, les hommes de plus de trente ou quarante ans n’ont pas paru intéressé par ce mouvement. Ils sont d’accord pour faire l’éloge de l’organisation du camp disant qu’ils n’ont jamais vu quelques chose d’aussi bien fait, ni d’aussi satisfaisant.

Le major Percy Flynn, surintendant du camp, a fait demander au gouvernement d’envoyer un officier exposer les vues de l’État aux sans-travail, leur dire quelle est la situation actuelle au pays, les inciter à la patience.

Sur les 1900 qui sont présentement à Valcartier, on compte environ 1600 Canadiens français, les autres étant des étrangers. Disons en outre que le colonel Dunbar et les autres officiers en charge du camp sont bien décidés à maintenir l’ordre. Ils appliqueront les décisions d’Ottawa avec fermeté sans exagération comme sans faiblesse.

Les camps de travail (20 cennes)

À l’occasion de la journée internationale des travailleurs et des travailleuses de 1978, l’émission radiophonique Présent national diffuse un reportage de Madeleine Champagne sur le camp de travail de Valcartier (Québec). Cette dernière s’entretient avec des témoins du quotidien du camp ainsi qu’avec des militant.e.s syndicaux de l’époque.

Émission radiophonique Présent national, Reportage de Madeleine Champagne, Radio-Canada, 1er mai 1978.

Lien vers le reportage radiophonique

Le secours direct

Les bureaux de placement et l’assurance-chômage

En 1910, l’État québécois se dote d’un système gouvernemental gratuit de bureaux de placement pour les ouvriers. Ce système vise à supprimer les abus des bureaux de placement de travail privé qui facturent aux ouvriers entre 2$ et 3$ pour leur trouver un emploi. En 1918, la Loi de coordination des bureaux de placement place sous la supervision fédérale l’ensemble des bureaux de placement provinciaux. Comme en témoigne la notice qui accompagne la photo, ces bureaux serviront de point de distribution de la nouvelle assurance-chômage à partir des années 1940.

Secours direct et bureau de placement / Bureau de placement, 1945, BAnQ-Montréal, Fonds La Presse, P833, S3, D957

Notice qui accompagne la photo

Les emplois ne manquent pas, ni les travailleurs

Le service national sélectif a inauguré ce matin le premier d’une série de bureaux divisionnaires destinés à décongestionner les quartiers généraux de la rue Notre-Dame. Au numéro 205, ouest de la rue Lagauchetière dans l’historique chapelle des Sulpiciens qui depuis huit ans servait au culte des Slovaques catholiques et depuis désaffectée, des milliers de travailleurs se présentaient cet avant-midi pour obtenir les emplois offerts par le service sélectif. Ce bureau servira exclusivement aux ouvriers non-spécialisés ; on y paiera aussi les prêts aux travailleurs en vertu de l’assurance-chômage. On voit ici un des services du nouveau bureau. Le [sic] chiffres indicateurs servent à canaliser la marche du travail en évitant la cohue. Tout le personnel de ce nouveau bureau, 69, est bilingue.

La Presse, 23 février 1945, p.6.