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Faire admettre un patient à l’asile

Lettre envoyée au surintendant de l’Asile Saint-Jean-de-Dieu demandant l’internement d’une femme (extrait)

Les dossiers de patients de l’Asile Saint-Jean-de-Dieu contiennent parfois des lettres de parents, de curés ou de médecins qui détaillent les nombreux soucis occasionnés par les comportements déviants d’une personne. Ces lettres décrivent la grande difficulté pour les familles de surveiller continuellement un proche atteint de folie. Celui-ci dérange, exaspère, scandalise. Bref, sa seule présence est une tempête constante. Voilà comment on décrit la folie à cette époque.

Antécédents de A. G. dit Bourbonnière:

N’a jamais pu s’accorder avec ses parents, encore moins avec ses voisins-.

A toujours été cleptomane.

A vécu en “ bohème sordide “ toute sa vie.

Tous les voisins et le quartier où elle demeurait ont subi ses atteintes judiciaires – (a toujours été en procès, même à l’heure actuelle).

A subi deux condamnations en cour de police pour avoir tenu une maison de débauche.

Personnes à contacter :

Le docteur J. H. Picotte

L. H. Bourbonnière, plombier, 418 Ste-Catherine Est

Le notaire Louis Bédard, 267 Ontario Est

L. M. Lymburner, 1615 St-Jacques
Desjardins, épicier angle Panet et Dorchester Est

M. Gravel, 769 Dorchester Est

Toutes les autorités de l’hôtel de ville avec qui elle était toujours en bisbille au sujet des taxes.

Lettre envoyée au surintendant médical de l’Asile Saint-Jean-de-Dieu, à Longue-pointe, demandant l’internement d’une femme de la rue Dufresne à Montréal, Archives Hôpital Louis-H. La Fontaine, dossier 13933.

Extraits de la loi sur les asiles de 1880

CHAP. XIV.

Acte concernant les asiles d’aliénés subventionnés par le gouvernement de la province du Québec.

[Sanctionné le 24 juillet, 1880.]

SA MAJESTÉ, par et de l’avis et du consentement de la Législature du Québec, décrète qui suit:

« 3. Ne seront admis ou détenus dans les asiles subventionnés par la province, aux frais du gouvernement, que les aliénés qui n’auront pas par eux-mêmes, ou par quelques parents obligés par la loi à les soutenir, les moyens de payer en tout ou en partie, leur pension, dans un asile d’aliénés.

« 5. Pour faire admettre un aliéné dans l’un des asiles de la province, aux frais du gouvernement, il faudra qu’un parent, un ami ou un protecteur du malade, en fasse la demande, par lettre adressée au secrétaire provincial.

6. Telle demande sera accompagnée de trois certificats faits respectivement, suivant les formules A, B et C de la cédule 1, du présent acte.

1) La formule A, sera signée par trois citoyens du lieu de la résidence du malade.

2) La formule B, sera signée par un médecin, constatant l’état mental du malade.

3) La formule C, sera signée par le maire et le secrétaire-trésorier de la municipalité du lieu où réside le malade; et il y sera certifié que le malade est une personne qui doit être internée dans un asile d’aliénés, et si elles possède elle-même ou si les personnes sont obligées par la loi à son entretien et à sa subsistance, possèdent des biens suffisants pour payer en tout ou en partie, ses frais de pension et d’entretien dans le dit asile. »

Statuts du Québec

Formalités pour l’admission d’un aliéné aux asiles

Formalités pour l’admission d’un aliéné aux asiles, s.d, Archives de la ville de Montréal, P025-B-1_208-001

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Vivre et mourir à l’asile

Avis de décès d’un patient

Avis de décès d’un patient de l’Asile Saint-Jean-de-Dieu et facture qui a suivi, 1908, BAnQ-Rimouski, Fonds Famille Tessier, P1,S3,SS2,P292/P296

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