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Une justice « protectionnelle »

Trois ans de réforme

La Patrie, 4 mars 1890, p.4.

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Trois ans de réforme

Protection accordée à un jeune garçon de quatorze ans

Un jeune garçon de quatorze ans, Alphonse Léonard, a été amené devant le recorder, ce matin, sous l’accusation d’avoir dérobé trois cigares, la propriété d’Emmanuel Cyr. Le recorder suppléant a pris en considération le fait que le jeune garçon était sans asile et sans protecteurs naturels, et l’a envoyé à la maison de correction pour trois ans.

Cour de Police

Le Soleil, 9 mai 1900, p.5.

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COUR DE POLICE

Un jeune garçon condamné à l’école de réforme

Ce matin, a comparu en cour de Police un jeune garçon âgé de 9 ans, nommé Cooper accusé du vol d’une bride et d’une paire de guides. L’enfant incorrigible a plaidé coupable de ce vol, propriété de M. William Little, et a été condamné à cinq années d’école de réforme de Sherbrooke.

Placer son enfant incorrigible

La prise en charge des enfants « incorrigibles » est un défi aux stratégies de survie des familles populaires. Pères et mères tentent tout à la fois de préserver l’honneur familial et de solliciter les institutions charitables pour éduquer leur enfant « difficile ». Dans le cas d’Albert Denis, le recorder et l’école de réforme semblent se substituer à l’autorité patriarcale afin de le corriger et de le discipliner tout en préservant ses frères et ses sœurs.

La Patrie, 15 janvier 1892, p.4.

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À l’école de réforme

Un petit garçon incorrigible

Ce matin, un petit garçon nommée Albert Denis, âgé de 14 ans, a été condamné à deux ans d’école de réforme. La mère, étant veuve depuis environ deux mois, se voit obligée de travailler péniblement pour gagner la vie de sa famille. Albert ne cesse de la maltraiter et de battre ses frères et sœurs. C’est un petit blasphémateur ; il refuse de travailler pour s’amuser avec des petits camarades qui l’entraînent dans la débauche. Or, la mère de ce petit misérable ne pouvant le corriger l’a fait arrêter et condamner, ce matin, comme nous venons de le dire.

Institut du Bon-Pasteur

Déserteuses

La Patrie, 21 ocotbre 1895, p.4.

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DÉSERTEUSES

Deux jeunes détenues s’échappent du Bon Pasteur

Vers sept heures et demi, hier soir, deux détenues du Bon pasteur, rue Sherbrooke, se sont échappées de cette institution en ouvrant, à l’aide de ciseaux, une porte adonnant dans la rue Fortier. La police a aussitôt été informée, et à 8 heures, un petit garçon est entré au bureau de police central et a déclaré au capitaine Beatie, que deux jeunes filles s’étaient réfugiées à la demeure de ses parents, dans la ruelle Fortification.

L’officier de police s’est rendu sur les lieux, et a opéré l’arrestation des déserteuses, qui ont été conduites au bureau central où elles ont déclaré se nommer Alexina Lec et Mathilda Lachance. Ce matin, les deux amies ont été reconduites au Bon Pasteur où elles seront punies d’après les règlements de l’institution.

L’Hospice Saint-Joseph-de-la-Délivrance pour garçons

Lettre de Georges Gagnon

Lettre de Georges Gagnon, janvier 19, 1925, 2, Archives Nationales du Canada, RG 13, Box 1507, File Houde Marie-Anne, vol. 1, part. 1, Georges Gagnon. 

Transcription de la lettre

Hospice St Joseph de la Delivrance

Levis 19 janvier 1925

Bien cher monsieur

C’est avec confiance que je viens à vous afin de vous demander quelqu’un qui m’est cher «C’est mon père et ma mère «Mr et Mde Telesphore Gagnon» Moi qui les aimais tant et qui jouissais tant auprès d’eux Maintenant je suis peiné de voir où ils sont Je vous promets de leur dire de ne plus recommencer ce qu’ils ont faits Que c’est triste d’être separé Quand on pourrait en jouir Oh oui

-2-

je vous supplie d’avoir pitié d’eux rendez-moi s’il vous plait

De votre suppliant

Georges Gagnon

Un pardon est attendu